-bus

⇒-BUS, élément suff.
Élément suff. provenant de la termin. de l'adj. lat. substantivé omnibus (cf. bus2) et entrant dans la compos. de subst. masc. dans lesquels il exprime la notion de véhicule de transport à l'intérieur d'une agglomération ou sur des distances relativement courtes.
A.— Le 1er terme est un élément préf. ou un mot autonome; il désigne l'air dans lequel se déplace ce véhicule :
aérobus. « Avion à grande capacité pouvant transporter de nombreux passagers sur de courtes distances »; Nord-Aviation et Bréguet vont construire un aérobus de 250 places. Cet accord s'appliquera en particulier à la définition d'un avion économique de forte capacité (J.-F. SIMON, Le Monde, 10 juin 1965, p. 11, col. 1-2 dans Banque Mots, n° 1, pp. 114-15)
airbus. Synon. de aérobus, d'origine anglaise, orthographié le plus souvent avec une majuscule, plus rarement avec une minuscule et un trait d'union. l'Airbus, cet avion gros porteur, destiné aux liaisons de courte distance (GILB. 1971); et sur les parcours intérieurs, la métamorphose de l'avion en omnibus, sous le nom d'Airbus, constitue une menace pressante pour les chemins de fer (L. BARNIER, F. L. 23 juin 1969, p. 32, col. 4 dans Banque Mots, n° 1, pp. 114-15)
Rem. Banque Mots donne à ces 2 composés les synon. suiv. rencontrés dans la presse : autobus volant, « autobus de l'espace », autobus de l'air. Eurobus.
B.— Le 1er terme désigne le conditionnement techn. du déplacement de ce véhicule :
C.— Le 1er terme désigne ce que transporte ce véhicule :
bibliobus,
colibus. « Véhicule destiné à assurer le transport des colis à l'intérieur d'une agglomération »
Rem. 1. Sur minibus et microbus avec un 1er élément indiquant les dimensions du véhicule, v. bus2. 2. Certains composés sont de création récente et attestent la vitalité de l'élément suff., toutefois, les relations de complémentarité avec le 1er terme sont parfois plus complexes que celles énumérées supra : abribus « abri où les voyageurs attendent le passage du bus », Roissy-bus « bus conduisant les voyageurs à l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy ». La R.A.T.P. a créé les Roissy-bus (Fac-similé d'un placard publicitaire dans Entreprise n° 983, 11-17 juill. 1974, p. 42). 3. GALL. 1955, p. 260 et 261 date de 1908 la création du mot aérobus, et signale des composés qui ont été peu employés comme électrobus et accubus (autobus électrique à accumulateurs). Il note, en outre, que ,,[la] valeur de la finale est toute différente dans le mot Métrobus, création récente (1949), désignant l'agence qui exploite la publicité sur les lignes de Métro et d'autobus, puis le guide édité par elle`` et il craint que ce composé ne donne à l'élément suff. -bus la valeur d'indicateur. ,,Et l'on voit déjà (1952), dans les gares de la S.N.C.F., des guides des relations ferroviaires internationales s'orner du titre ronflant de : Europa-bus — entendez « indicateur pour l'Europe »`` (GALLIOT, Le suff. -bus prend des vacances dans Vie Lang., 1952, pp. 295-296).
PRONONC. :[-bys].
BBG. — GALL. 1955, p. 259. — GALLIOT (M.). Le Suff. -bus prend des vacances. Vie Lang. 1952, pp. 293-296. — RIGAUD (A.). Omnès-omnibus. Vie Lang. 1969, pp. 592-595.

-bus
Élément, de autobus, indiquant un moyen de transport collectif (ex. : airbus, minibus, trolley-bus) ou un véhicule affecté à un usage particulier et public (ex. : bibliobus).

Encyclopédie Universelle. 2012.

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